Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 20:02

Nicolas Sarkozy annonce un troisième plan d’austérité

lundi 30 janvier 2012



 

A moins de trois mois des prochaines élections présidentielles, Nicolas Sarkozy s’est exprimé dimanche soir durant une heure sur six chaines de télévision.

Refusant d’admettre qu’il était déjà entré en campagne pour un nouveau mandat, le Président de la République a annoncé de nouvelles mesures d’austérité.

« Je suis là en tant que chef de l’Etat », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il tenait ainsi sa promesse de « travailler jusqu’à la dernière minute du quinquennat. »

Nicolas Sarkozy souhaite mettre en œuvre les mesures annoncées avant les échéances électorales. Il les fera votées par le Parlement dès la fin du mois de février.

- UN CADEAU DE 13 MILLIARDS D’EUROS POUR LE PATRONAT PAR LA SUPPRESSION DE COTISATIONS SOCIALES

Au nom de « la compétitivité », le Président de la République annonce une nouvelle exonération des cotisations patronales qui financent la Sécurité sociale. Ces cotisations seront complètement supprimées pour les salaires allant de 1,6 SMIC à 2,1 SMIC, puis de manière progressive jusqu’à 2,4 SMIC. Cette fourchette cible d’après Nicolas Sarkozy « 97 % des effectifs de l’agriculture, 82 % des effectifs de l’automobile et les deux tiers de l’industrie. » L’exonération de ces cotisations sociales devraient représenter un cadeau de 13 milliards d’euros pour le patronat d’après le Chef de l’Etat.

- L’AUGMENTATION DE LA TVA DE 1,6 POINT AU 1ER OCTOBRE

La suppression annoncée de cotisations patronales va représenter un manque à gagner pour l’Etat. Cette mesure sera principalement financée par une hausse de 1,6 point du taux de la TVA. La hausse qui concernera le taux « normal » de TVA fixé aujourd’hui à 19,6 %, fera culminer celui-ci à 21,2 %. Le cadeau de Nicolas Sarkozy au patronat sera ainsi financé à hauteur 11 milliards d’euros par l’augmentation de la TVA.

- UNE HAUSSE DE LA CSG SUR LES REVENUS DU PATRIMOINE ET DE L’EPARGNE

Pour compléter le financement de la nouvelle exonération de cotisations sociales, la CSG sur les revenus du patrimoine et de l’épargne sera augmentée de 2 points. Celle-ci est fixée à 8,2 % à ce jour.

- DES ACCORDS D’ENTREPRISE POUR DEROGER A LA DUREE LEGALE DU TRAVAIL

Le Président de la République a annoncé que le temps de travail pourra dorénavant se négocier dans l’entreprise dans le cadre d’accord « compétitivité-emploi. » Nicolas Sarkozy annonce donc clairement son intention de mettre fin aux 35 heures avant la fin de son mandat.

La volonté est de s’attaquer au code du travail en permettant au patronat de déroger à la durée légale du travail.

Nicolas Sarkozy donne deux mois aux partenaires sociaux pour se mettre d’accord sur un tel dispositif. Il menace de reprendre la main ensuite s’il constate « un blocage idéologique. »

- L’APPRENTISSAGE COMME REMPART AU CHOMAGE DES JEUNES

Nicolas Sarkozy entend répondre au problème du chômage chez les jeunes en favorisant leur embauche dans le cadre de l’apprentissage. Les entreprises de plus de 250 salariés devront compter 5 %, au lieu des 4 % actuels, de contrats en alternance dans leurs effectifs. Le Président de la République a annoncé en outre vouloir doubler l’amende relative au non respect de ce quota par les entreprise. Les entreprises concernées comptent actuellement en moyenne 1,7 % de salariés en apprentissage.

- DES MESURES « IMMEDIATES » EN CE QUI CONCERNE LE LOGEMENT

Nicolas Sarkozy a annoncé deux mesures devant selon lui favoriser la construction de nouveaux logements.

« Tout terrain, toute maison, tout immeuble verra sa possibilité de construction augmenter de 30 % », a-t-il d’une part annoncé. Les promoteurs immobiliers et les opérateurs HLM auront ainsi le droit de bâtir 30 % d’appartements ou de maisons supplémentaires sur un même terrain. Les propriétaires de logements existants bénéficieront de la même mesure lorsque ceux-ci auront atteint les limites du COS (coéfficient d’occupation des sols), pouvant ainsi agrandir leurs maisons ou appartements. Cette politique qui sera « inscrite dans une loi adoptée d’ici début mars » est instituée pour trois ans, a précisé Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement.

D’autre part, l’Etat s’engage à céder des terrains lui appartenant d’ici 2015. « Nous allons libérer du foncier », a ainsi déclaré Nicolas Sarkozy.

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Par Maisse Gérald
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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 19:56

Nicolas Sarkozy annonce un troisième plan d’austérité

lundi 30 janvier 2012



 

A moins de trois mois des prochaines élections présidentielles, Nicolas Sarkozy s’est exprimé dimanche soir durant une heure sur six chaines de télévision.

Refusant d’admettre qu’il était déjà entré en campagne pour un nouveau mandat, le Président de la République a annoncé de nouvelles mesures d’austérité.

« Je suis là en tant que chef de l’Etat », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il tenait ainsi sa promesse de « travailler jusqu’à la dernière minute du quinquennat. »

Nicolas Sarkozy souhaite mettre en œuvre les mesures annoncées avant les échéances électorales. Il les fera votées par le Parlement dès la fin du mois de février.

- UN CADEAU DE 13 MILLIARDS D’EUROS POUR LE PATRONAT PAR LA SUPPRESSION DE COTISATIONS SOCIALES

Au nom de « la compétitivité », le Président de la République annonce une nouvelle exonération des cotisations patronales qui financent la Sécurité sociale. Ces cotisations seront complètement supprimées pour les salaires allant de 1,6 SMIC à 2,1 SMIC, puis de manière progressive jusqu’à 2,4 SMIC. Cette fourchette cible d’après Nicolas Sarkozy « 97 % des effectifs de l’agriculture, 82 % des effectifs de l’automobile et les deux tiers de l’industrie. » L’exonération de ces cotisations sociales devraient représenter un cadeau de 13 milliards d’euros pour le patronat d’après le Chef de l’Etat.

- L’AUGMENTATION DE LA TVA DE 1,6 POINT AU 1ER OCTOBRE

La suppression annoncée de cotisations patronales va représenter un manque à gagner pour l’Etat. Cette mesure sera principalement financée par une hausse de 1,6 point du taux de la TVA. La hausse qui concernera le taux « normal » de TVA fixé aujourd’hui à 19,6 %, fera culminer celui-ci à 21,2 %. Le cadeau de Nicolas Sarkozy au patronat sera ainsi financé à hauteur 11 milliards d’euros par l’augmentation de la TVA.

- UNE HAUSSE DE LA CSG SUR LES REVENUS DU PATRIMOINE ET DE L’EPARGNE

Pour compléter le financement de la nouvelle exonération de cotisations sociales, la CSG sur les revenus du patrimoine et de l’épargne sera augmentée de 2 points. Celle-ci est fixée à 8,2 % à ce jour.

- DES ACCORDS D’ENTREPRISE POUR DEROGER A LA DUREE LEGALE DU TRAVAIL

Le Président de la République a annoncé que le temps de travail pourra dorénavant se négocier dans l’entreprise dans le cadre d’accord « compétitivité-emploi. » Nicolas Sarkozy annonce donc clairement son intention de mettre fin aux 35 heures avant la fin de son mandat.

La volonté est de s’attaquer au code du travail en permettant au patronat de déroger à la durée légale du travail.

Nicolas Sarkozy donne deux mois aux partenaires sociaux pour se mettre d’accord sur un tel dispositif. Il menace de reprendre la main ensuite s’il constate « un blocage idéologique. »

- L’APPRENTISSAGE COMME REMPART AU CHOMAGE DES JEUNES

Nicolas Sarkozy entend répondre au problème du chômage chez les jeunes en favorisant leur embauche dans le cadre de l’apprentissage. Les entreprises de plus de 250 salariés devront compter 5 %, au lieu des 4 % actuels, de contrats en alternance dans leurs effectifs. Le Président de la République a annoncé en outre vouloir doubler l’amende relative au non respect de ce quota par les entreprise. Les entreprises concernées comptent actuellement en moyenne 1,7 % de salariés en apprentissage.

- DES MESURES « IMMEDIATES » EN CE QUI CONCERNE LE LOGEMENT

Nicolas Sarkozy a annoncé deux mesures devant selon lui favoriser la construction de nouveaux logements.

« Tout terrain, toute maison, tout immeuble verra sa possibilité de construction augmenter de 30 % », a-t-il d’une part annoncé. Les promoteurs immobiliers et les opérateurs HLM auront ainsi le droit de bâtir 30 % d’appartements ou de maisons supplémentaires sur un même terrain. Les propriétaires de logements existants bénéficieront de la même mesure lorsque ceux-ci auront atteint les limites du COS (coéfficient d’occupation des sols), pouvant ainsi agrandir leurs maisons ou appartements. Cette politique qui sera « inscrite dans une loi adoptée d’ici début mars » est instituée pour trois ans, a précisé Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement.

D’autre part, l’Etat s’engage à céder des terrains lui appartenant d’ici 2015. « Nous allons libérer du foncier », a ainsi déclaré Nicolas Sarkozy.

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Par Maisse Gérald
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 19:12

Appel du Front de Gauche de la Santé pour l’égalité d’accès aux soins et la défense de la Sécurité sociale

mardi 24 janvier 2012

 

 

 

La santé est l’affaire de tous ! Usagers et professionnels de santé, étudiants, chercheurs, salariés, élus locaux, citoyens, nous voulons reconstruire un système de santé qui permette l’accès à la santé et aux soins pour toutes et tous, partout sur le territoire de la République.

Présents dans les luttes pour le droit à la santé, contre les fermetures et restructurations qui démantèlent notre système hospitalier, nous voulons construire, à partir de notre programme partagé, des propositions concrètes avec les acteurs du mouvement social et les faire porter par notre candidat à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, comme par toutes et tous nos candidats aux législatives .

Pour riposter au saccage sans précédent du système de santé solidaire construit à l’initiative du Conseil national de la Résistance, nous décidons de constituer un Front de Gauche de la Santé.

La carte Gold ne remplacera pas la carte vitale !

 Parce que l’instauration de la « TVA sociale » est une véritable machine de guerre contre notre protection sociale, le Front de Gauche fait le choix de la solidarité garantie par la cotisation sociale basée sur une autre répartition des richesses favorisant l’emploi et les salaires.

 Parce que le Front de Gauche est signataire du socle commun du collectif « Notre santé en danger » avec plus de 40 organisations

 Parce que le Front de Gauche est la seule force politique qui se prononce contre la logique de marchandisation des services publics impulsée par la commissions européenne, les traités européens, l’OMC et le FMI, et que les élus du Front de Gauche sont les seuls à voter en cohérence contre cette logique, à Paris comme à Bruxelles.

 Parce que le Front de Gauche est la seule force politique qui ne professe pas la réduction des « déficits publics » au motif de la dette, et qui propose une réforme fiscale ambitieuse permettant de financer des services publics à hauteur des besoins au moyen d’un autre partage des richesses.

 Parce que pour le Front de Gauche, mieux vaut prévenir que guérir ,la meilleure prévention consiste à empêcher l’apparition des maladies liées à notre environnement :

* par la suppression des produits chimiques dangereux pour la santé et la reproduction humaine

* par une alimentation de qualité pour tous contre la malbouffe et l’obésité,

 Parce que pour le Front de Gauche, la médecine scolaire doit être dotée de moyens lui permettant d’exercer une véritable prévention et une prise en charge efficace des enfants et des adolescents.

 Parce que pour le Front de Gauche, une médecine du travail indépendante de l’employeur et exercée par des personnels beaucoup plus nombreux est une des conditions de la santé mais aussi de la démocratie au travail.

 Parce qu’il veut en finir avec le « reste à charge », le Front de Gauche se prononce pour un remboursement à 100% des dépenses de santé.

 Parce que le Front de Gauche refuse la domination des secteurs marchands sur les produits de soin ainsi que les scandales financiers et sanitaires dramatiques qui en découlent , et propose d’y mettre fin par la création d’un pôle public du médicament.

 Parce que le Front de Gauche retissera une couverture sanitaire du territoire, dotant chaque bassin de vie d’hôpitaux publics et de centres de santé publics pluridisciplinaires, en articulation avec une médecine de ville revalorisée dans le cadre du secteur 1. Pour cela, il porte un ambitieux plan d’emploi-formation pour tous les professionnels de santé.

 Parce que le Front de Gauche considère que la perte d’autonomie touchant tout individu à quelque moment de sa vie que ce soit relève d’un service public de qualité financé par la Sécurité Sociale.

 Parce que pour le Front de Gauche, les droits de femmes à une maternité choisie et à la libre disposition de leur corps notamment par l’accès à une contraception gratuite, ainsi qu’à des maternités et centres IVG en nombre suffisant, sont inaliénables.

 Parce que pour le Front de Gauche, le droit à la santé est universel et doit être accessible aux étrangers comme aux Français notamment par l’aide médicale d’état.

 Parce que le Front de Gauche refuse l’évolution de la psychiatrie vers une « psychiatrie de la punition », se prononce pour l’abrogation de la loi du 5 juillet 2011 et la reconstruction d’une psychiatrie de secteur respectueuse des malades et des soignants.

Si vous pensez, comme nous, que les mesures de rupture esquissées dans le présent appel sont à la hauteur de la contre-offensive indispensable , face à la destruction des principes sociaux et républicains qui ont présidé à la fondation de notre système de santé et de protection sociale en 1945, nous vous invitons à le signer à l’adresse suivante : santefdg@placeaupeuple2012.fr

Avec le Front de Gauche, nous, on peut !

 

 

 

Par Maisse Gérald
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 18:54

Le gouvernement ne croit plus à une "amélioration immédiate sur le front de l’emploi"

 

Le président du pouvoir d’achat et de l’emploi, version Sarkozy 2007, a vécu. Son ministre du Travail vient de l’enterrer en grande pompe en affirmant ce dimanche matin : "Il n’y aura pas d’amélioration immédiate sur le front de l’emploi dans les mois qui viennent." Xavier Bertrand se fixe une seule feuille de route pour donner le change avant les présidentielles : "Il faut éviter que le chômage explose".

Pour cela, le gouvernement n’a pas grand chose à proposer. lors du Grand rendez-vous Europe 1-Le Parisien-i>Télé Xavier Bertrand parle d’assouplir le recours au chômage partiel. "On avait déjà comme idée de le passer de 20 jours à 8 jours. Si les partenaires sociaux en sont d’accord, nous pourrions proposer de supprimer le principe d’une autorisation administrative du chômage partiel et de faire une simple déclaration, c’est à dire de supprimer tout délai". Le ministre souligne qu’un salarié qui est en activité partielle "reste dans l’entreprise" et "garde son contrat de travail."

Xavier Bertrand s’est aussi retranché derrière les faibles annonces du sommet contre la crise de mercredi dernier. Soit le déblocage de 500 millions d’euros pour financer :

 1.le développement de l’activité partielle
 2.la formation des chômeurs
 3.l’embauche d’un millier de salariés supplémentaires pour le service public de l’emploi. Xavier Bertrand a précisé que le recrutement de 1.000 salariés à contrat à durée déterminée à Pôle emploi débuterait dès le mois de février.

Une broutille par rapport à la multiplication des plans sociaux et des suppressions d’emplois : 438 chez Cofinoga, 265 chez Lejaby rien que pour la fin de semaine.

 

Par Maisse Gérald
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 19:54

Peuple kurde  en  danger !

 

Depuis des mois et plus particulièrement ces dernières semaines, ces tout derniers jours encore, le gouvernement turc ne cesse d’accroître la répressionet contre les populations kurdes et contre les progressistes turcs  qui les soutiennent. Sous couvert de lutter contre le terrorisme, ce sont des dizaines d’élus locaux et de parlementaires qui sont arrêtés, mis en prison sans jugement ou déchus de leur mandat.

 

Le gouvernement de Recep Erdogan n’accepte pas le verdict des urnes des récentes élections législatives au cours desquelles notamment le Parti pour la paix et la démocratie (BDP) a fait élire 36 députés. Ce week-end, la police turque a encore organisé une rafle contre des élus de ce parti. Ce sont plus de 25 maires de petites et grandes villes, hommes et femmes, qui croupissent en prison. De même, cas quasi unique dans le monde, près de 100 journalistes sont enfermés dans les geôles turques pour délit d’opinion. Tous sont accusés de « soutenir le terrorisme kurde ».

 

Les autorités turques ne connaissent pas de limite dans leur action de répression anti-kurdes puisqu’elles n’ont pas hésité à tuer, dans un raid aérien, 34 civils à la frontière turco-irakienne, le 28 décembre dernier.

 

Il est grand temps que cessent ces violations quotidiennes des droits humains dans ce grand pays qui frappe aux portes de l’Union européenne. Il est grand temps aussi que le gouvernement français cesse de soutenir ces exactions d’un autre temps, quand il ne prête pas lui-même main forte au gouvernement d’Ankara en faisant arrêter, sur le territoire français, des militants de la cause kurde.

 

L’Association des élus communistes et républicains va multiplier les actions de solidarité en direction des élus progressistes turcs, pour faire respecter les droits du peuple kurde. Elle enverra ainsi prochainement une délégation d’élus locaux et de parlementaires nationaux et européens en Turquie dans cet esprit.

 

 

 

 

Par Maisse Gérald
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 19:44

Le "Sommet social" sur l’emploi ne convainc pas les français

mardi 17 janvier 2012

 

Selon un sondage CSA-l’Humanité "les français se montrent très majoritairement sceptiques sur l’utilité du sommet social pour l’emploi du 18 janvier qui réunira à l’Elysée le gouvernement et les partenaires sociaux.

Près des trois quarts des personnes interrogées (73%) pensent en effet que le sommet ne permettra pas de trouver de solutions efficaces pour améliorer la situation de l’emploi en France.

Trente années de chômage de masse, une crise qui ne semble pas s’arrêter, sans oublier l’impopularité de Nicolas Sarkozy, ne sont probablement pas pour rien dans l’expression de ce scepticisme élevé vis-à-vis de la capacité des pouvoirs publics à réduire le chômage.

Son intensité est par ailleurs forte puisque trois Français sur dix (29%) se déclarent catégoriques et ne croient "pas du tout" à l’utilité de ce sommet.

 

Par Maisse Gérald
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 19:39

Agir contre l’austérité c’est l’affaire de tous

 

Alors que le gouvernement met tout en œuvre pour contraindre les élus locaux à le suivre docilement, appelant désormais à une révision générale des politiques locales pour imposer aux populations des politiques d’austérité toujours plus dures et dans tous les domaines, les élu(e)s communistes et républicains tiennent à affirmer une nouvelle fois leur opposition résolue à ces choix destructeurs pour toute la société.

L’austérité ne peut qu’aggraver encore la situation économique et sociale et ajouter du chômage et de la précarité, mais aussi de nouveaux déficits. Cette spirale régressive a déjà de lourdes conséquences sur les entreprises et leurs salariés.

En privant les budgets des collectivités locales des ressources, qu’il s’agisse des dotations ou de la fiscalité, nécessaires au bon fonctionnement des services publics et à l’investissement pour répondre à de nouveaux besoins, le gouvernement devance, à marche forcée, l’union budgétaire préconisée par la chancelière ultra libérale Angela Merkel et adoptée au dernier sommet européen.

Même l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) s’y met pour faire craquer le peuple de France qui continue de résister sur de nombreux fronts et une fois de plus les agences de notation activent la spéculation et préparent le terrain à de nouveaux plans d’austérité.

Les élu(e)s communistes et républicains ne céderont pas aux pressions, convaincus que ce n’est pas au peuple de payer la crise ici comme ailleurs.

Pas plus la baisse des investissements publics que la réduction de la masse salariale des collectivités locales ne sont des solutions susceptibles de redonner à l’économie les capacités d’une relance sociale et écologique, bien au contraire.

Aussi nous appellons tous les élu(e)s progressistes à combattre toute mesure qui dans les budgets 2012 installerait des régressions en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, de formation.

En se tournant résolument vers les citoyens et habitants de leur commune, de leur département, de leur région, les élu(e)s communistes et républicains du Front de Gauche stimuleront les luttes et les rassemblements pour agir et obtenir les ressources nécessaires à la satisfaction des besoins, meilleur chemin pour sortir de la crise. En dépit du report des Etats généraux du Sénat suite au retrait des élus de droite, ils porteront des propositions alternatives pour donner à l’intervention publique toute son efficacité. Ils poursuivront l’action engagée pour l’abrogation de la réforme des collectivités locales engagée par Nicolas Sarkozy et l’élaboration démocratique d’un nouveau texte de loi confortant le rôle et la place des communes, des Départements et des Régions mais aussi celui de l’Etat garant de la cohésion nationale. Ils seront partie prenante des mobilisations du 18 janvier et s’emploieront dans les assemblées citoyennes à faire grandir la dynamique engagée avec le Front de Gauche pour ouvrir la voie à une nouvelle majorité porteuse d’une politique en rupture avec les dogmes libéraux

 

Par Maisse Gérald
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 21:35

AAA

AAA : "Ce pouvoir n’a pas les compétences requises pour sortir la France de la crise"

lundi 16 janvier 2012



 

Par Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

Une dégradation de la note de la France tombe à point, 5 jours avant le sommet anti-social. La perte de la note « AAA » de la France chez Standard & Poor’s sera utilisée par Nicolas Sarkozy pour justifier l’adoption accélérée de sa règle d’or et de l’hyper-austérité.

La Bourse est, elle, sereine, annoncent les dépêches. Ainsi les agences de notation s’imposent encore brutalement dans le débat présidentiel, tout comme elles ordonnent les orientations politiques du gouvernement. Faire peur à la population et rassurer les spéculateurs, pour que la première grossisse encore les profits des seconds ; tout cela pour aider Nicolas Sarkozy à poursuivre son entreprise de démolition sociale et économique.

Mais qui dira qu’en dehors de tout changement de la notation de la France, la dette publique devait passer de 85% du PIB en 2011, avec 1760 milliards d’euros, à 87% du PIB en 2012 à cause de la politique du président et de son gouvernement ?

C’est le résultat de la nocivité d’une politique soumise à la finance, c’est un fiasco. Ce pouvoir n’a pas les compétences requises pour sortir la France de la crise puisqu’il obéit à la domination financière.

Avec l’austérité, c’est la croissance réelle qui va baisser et diminuer les rentrées d’impôts et de cotisations. Pendant ce temps, les énormes cadeaux accordés aux entreprises et aux grandes fortunes comme la suppression de la taxe professionnelle, les 30 milliards d’euros annuels d’exonérations de cotisations sociales patronales ou la baisse de l’impôt de solidarité sur la fortune, continuent.

C’est aussi, et surtout, le résultat du soutien massif des banques et de l’activité par l’endettement public aux marchés financiers, sans aucune contrepartie exigée. Ainsi, les grands groupes ont-ils pu continuer de délocaliser et de massacrer l’emploi en France, ou encore accroître la menace de le faire pour pressurer les salaires ; et les banques ont continué de spéculer contre les dettes publiques tout en fermant le robinet du crédit pour les PME. Précisément, les banques françaises viennent de bénéficier, avec leurs principales homologues européennes, de 500 milliards d’euros de prêts à 1% sur trois ans accordés par la BCE.

La dégradation de la note de la France va contribuer directement à cet enrichissement monstrueux des grands actionnaires des banques du fait de l’alourdissement des prélèvements en intérêts sur ses ressources publiques. Or une hausse de un point du taux d’intérêt payé, du fait de la perte du triple A, augmenterait de 10 milliards d’euros la charge de la dette cumulée sur cinq ans. L’obsession primordiale de la baisse de la dette, des déficits et des dépenses publics est incompatible avec l’urgence de répondre aux besoins sociaux.

La raison et la responsabilité à gauche commandent de rompre avec cette obsession. Il faut immédiatement reprendre le contrôle public des banques françaises - c’est indispensable. Au lieu de diaboliser la dette publique, engageons un audit citoyen pour faire la part de la bonne et de la mauvaise dette.

La BCE doit décider de créer toute la monnaie nécessaire pour alléger les dettes publiques en France et en zone euro et de créer un Fonds social, solidaire et écologique de développement européen pour financer l’expansion des services publics nationaux et leurs coopérations. Et c’est possible.

La BCE peut et doit s’engager à prêter à la France et aux États européens à taux zéro. Pour battre Sarkozy, il faut affronter le pouvoir financier. C’est cette autre logique que porte la candidature du Front de gauche avec Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.

 

 

Finances

Par Maisse Gérald
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 21:28

Perte du triple A : Décryptage de Pierre Ivorra

lundi 16 janvier 2012



 

La dégradation de la note de la France et de huit autres pays européens signe l’échec des politiques libérales du tandem Sarkozy-Merkel.

Décryptage de Pierre Ivorra, spécialiste de l’économie à l’Humanité.

• Pourquoi maintenant ?

Standard and Poor’s avait déjà annoncé lors du sommet européen du 8 et 9 décembre dernier qu’elle évaluerait les effets des mesures prises à ce moment-là pour revoir ou non la note de la France. La décision d’aujourd’hui ne veut pas dire que ces mesures sont insuffisantes, mais que leurs effets ne sont peut-être pas assez immédiats. A cela plusieurs raisons :

La zone euro s’enfonce un peu plus dans la récession. En Espagne, le déficit public se dégrade avec les mesures d’austérité qui contractent la dépense publique et instaure un peu plus la crise. Idem en Grèce. Même des pays comme la Finlande sont touchés. L’Allemagne n’est pas non plus dans une situation brillante. Par ailleurs, les politiques de récession prônées par le duo Sarkozy-Merkel engendrent du chômage. Les dépenses sociales vont s’accroître. Dans le même temps, la crise implique moins de rentrées fiscales, donc moins de cotisations. La dette publique augmente donc. Enfin, malgré la baisse de son taux directeur et l’injection massive de liquidités dans les banques, celles-ci ne jouent pas le jeu et ne financent ni la dette publique, ni l’économie réelle. Les conditions de crédit se resserrent, particulièrement pour les PME.

• Les conséquences ?

Il est probable que la charge de la dette va s’alourdir, que les taux d’intérêt vont s’accroître et que le différentiel entre les taux d’emprunts de l’Allemagne et ceux de la France vont augmenter. Ces répercussions techniques vont produire des effets en cascade pour l’économie réelle. En première ligne se trouvent les banques. Celles-ci ont déjà annoncé qu’elles n’avaient pas vocation à acheter de la dette publique, donc à soutenir les Etats, comme le PDG de la Société Générale ce vendredi matin. Les compagnies d’assurance sont en deuxième ligne. Celles-ci contrôlent une bonne part de la dette française via leurs contrats d’assurance vie. Mais les Français se détournent de ces produits et préfèrent des produits d’épargne comme le Livret A. La France va avoir plus de mal à financer sa dette sur les marchés. Va-t-on vers un nouveau plan de rigueur pour contracter la dépense publique ? Le cercle vicieux s’accélère.

• Y a-t-il un plan B ?

Doit-on rester sous la coupe des marchés, laisser notre sécurité sociale, nos emplois, nos salaires sous la contrainte du jugement des marchés ? La question se pose un peu plus chaque jour. La dégradation de la note française est un coup porté contre la politique du gouvernement. La droite porte une énorme responsabilité dans la situation actuelle car elle a placé le financement de la dette publique sous la coupe des marchés financiers et de fonds étrangers.

La solution passe par un changement de politique du crédit, avec la création d’un pôle public du crédit comme le propose la Front de gauche. Elle passe aussi par un changement d’orientation de la Banque centrale européenne (BCE). Celle-ci finance les banques. Pourquoi privilégier le sort des banques plutôt que celui des Etats ? Il vaudrait mieux qu’elle finance directement un fonds de développement social et écologique, comme le propose encore le Front de gauche, afin de soutenir l’emploi dans le domaine public ou l’industrie.

 

 

Par Maisse Gérald
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 09:43

Ecole primaire : mobilisation contre les 7500 suppressions de postes en 2012

 

La nouvelle saignée imposée par le gouvernement est de taille alors que le ministère de l’Education nationale prévoit dans le même temps 2.490 élèves de plus qu’à la rentrée 2011 (+0,04%) : - 9.587 élèves dans les écoles maternelles (trois à six ans) mais + 12.077 dans les écoles élémentaires (du CP au CM2).

Mobilisation tout au long du premier trimestre

"Ces nouvelles coupes claires sont inacceptables (...) La lutte contre l’échec scolaire sera de plus en plus difficile à mener", estime le SNUipp-FSU dans un communiqué. Le premier syndicat des écoles primaires lance ainsi un "appel national" à "101 grèves et manifestations" au cours des semaines qui viennent dans les 101 départements de métropole et outre-mer, au moment des annonces locales de suppressions de postes, qui se dérouleront tout au long du premier trimestre", selon un communiqué.

Alors que le Snes-FSU, principal syndicat des collèges et lycées, a lancé un appel à la grève pour le 31 janvier contre le projet de réforme d’évaluation des enseignants, le SNUipp entend y participer mais contre les suppressions de postes. "Le 31 janvier sera un temps fort national, passant par la grève partout où c’est possible", écrit-il dans son communiqué.

Mobilisation locale

Le SE-Unsa, deuxième syndicat du primaire, appelle lui aussi, dans un communiqué distinct, à "construire localement la mobilisation", c’est-à-dire "au plus près du terrain, dans les écoles, les collèges et les lycées, dans les communes et dans les départements, là où les amputations de moyens injustifiables se concrétisent dans des simulacres de concertation".

 

Par Maisse Gérald
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